Administrations scolaires : plus de trois mois après l’interpellation des députés, la question des intérims prolongés reste sans réponse
En début du mois de juin dernier, l’Assemblée nationale, par la voix de l’honorable Dorland Olengue, interpellait le Gouvernement par rapport à la situation des intérims prolongés au sein de l’administration des établissements scolaires Gabon. Plus de trois mois après, alors que la rentrée des classes est désormais lancée, cette problématique demeure au cœur des interrogations et sans réponses concrètes.
La question concerne plusieurs niveaux de responsabilité dans le système éducatif. Dans les écoles primaires, elle touche notamment les directeurs d’école. Dans les collèges et lycées, ce sont des postes tels que ceux de proviseurs, principaux, censeurs vie scolaire, Censeurs pédagogiques, intendants ou encore directeurs des études chargés de la vie scolaire (DEVS).
Au regard des informations recueillies, ces situations ne se limiteraient pas à quelques établissements. Elles sont signalées dans plusieurs structures scolaires réparties à travers les différentes zones et directions d’académie provinciales, donnant à la problématique une dimension nationale.
Lors de son intervention à l’endroit du Gouvernement en juin dernier, le député avait ainsi attiré l’attention du ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, sur la durée de certains intérims et leurs conséquences potentielles sur le fonctionnement des établissements.

Or, depuis cette interpellation, une nouvelle année scolaire a commencé, les enseignants et les élèves ont repris le chemin des salles de classe, tandis que les administrations scolaires doivent assurer leur fonctionnement quotidien. Dans ce contexte, la stabilité des équipes dirigeantes reste une question importante.
Au-delà de la désignation des responsables, ces fonctions participent directement à la coordination pédagogique, à la gestion administrative et au suivi de la vie scolaire. Leur occupation durable par intérim interroge donc la continuité et l’efficacité de la gouvernance des établissements concernés.
À cet égard, une interrogation d’ordre juridique vient également se poser : si le recours à l’intérim vise à assurer la continuité du service en cas d’empêchement du titulaire, quelle est la durée raisonnablement prévue pour une telle situation et jusqu’où peut-on prolonger un intérim sans procéder à une nomination définitive?
Plus de trois mois après l’interpellation de la représentation nationale, alors que la nouvelle année scolaire est déjà engagée, cette question reste donc entière. Quand les postes concernés seront-ils définitivement pourvus et quelle réponse l’administration entend-elle apporter à ces situations qui perdurent ?