Mortalité maternelle : pourquoi les investissements peinent-ils encore à sauver des vies ?

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Alors que l’État gabonais et ses partenaires consacrent d’importantes ressources à la santé, la mortalité maternelle continue de préoccuper. Ce paradoxe remet au centre des débats l’efficacité des politiques publiques et des moyens engagés pour réduire les décès liés à la grossesse et à l’accouchement.

C’est dans ce contexte que la présidente du Sénat, Huguette Nyana Ekoume épouse Awori Onanga, a accordé ce mercredi une audience à la représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Leila Saiji Joudane. Les échanges ont notamment porté sur le Plan national d’urgence pour la réduction de la mortalité maternelle (PU-RMM), présenté comme un levier pour renforcer la réponse nationale face à cette situation persistante.

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Pour le Sénat, cette mobilisation doit permettre de mieux articuler les efforts publics et l’accompagnement des partenaires, afin que les ressources engagées produisent des effets plus visibles sur le terrain. L’enjeu concerne également l’accès aux soins adaptés, la disponibilité des personnels et des équipements, mais aussi la capacité du système de santé à intervenir efficacement lorsque surviennent des complications liées à la maternité.

Avec le PU-RMM, l’objectif affiché est désormais de transformer les investissements et les engagements en résultats concrets. Car au-delà des budgets, des infrastructures et des programmes, la question reste celle des vies à préserver. Au Gabon, l’ambition est claire : faire en sorte qu’aucune femme ne perde la vie en donnant naissance.

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