Déguerpissements à Libreville : entre transformation urbaine et accompagnement des familles impactées
La modernisation du visage urbain de Libreville, voulue par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’accompagne d’une opération de déguerpissement dans plusieurs zones de la capitale, débutée ce 4 novembre 2026. À Okala, Diba-Diba et Lac Bleu, le gouvernement assure avoir engagé des mesures financières pour permettre aux familles concernées de se reloger.
Transformer Libreville, améliorer la circulation et offrir aux usagers des infrastructures adaptées aux exigences d’une capitale moderne : telle est l’ambition affichée à travers les opérations de libération des emprises engagées dans plusieurs quartiers de la capitale.
Porté par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce projet d’aménagement urbain entend modifier durablement le paysage de Libreville, tout en facilitant les déplacements des populations.
Mais derrière cet objectif d’intérêt général se pose une question essentielle : comment garantir que les familles contraintes de quitter leurs habitations ne soient pas laissées à elles-mêmes ?

Conscient des conséquences sociales de cette opération, le gouvernement a organisé des échanges avec les populations impactées afin de leur présenter les contours du projet et les modalités d’accompagnement prévues. À cette occasion, une assistance financière destinée à faciliter leur relogement a été annoncée.
Selon les informations communiquées, une première enveloppe de 715 millions de FCFA a déjà été distribuée aux populations d’Okala. Des ressources supplémentaires seraient par ailleurs en cours de décaissement pour poursuivre le processus d’indemnisation.
Si ces premières mesures traduisent le démarrage de l’accompagnement financier annoncé, leur portée devra également être appréciée au regard des besoins réels des ménages concernés, notamment en matière de relogement et de réinstallation.
L’enjeu est donc double : permettre à Libreville de poursuivre sa transformation urbaine sans perdre de vue la dimension humaine de ces opérations. Car au-delà des routes et des nouveaux aménagements, la réussite de ce projet dépendra aussi de la capacité des pouvoirs publics à respecter les engagements pris envers les familles déplacées.