Tenue africaine dans l’administration publique : un projet de décret qui suscite déjà débats et interrogations

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Un projet de décret visant à instaurer le port de la tenue africaine dans l’administration publique a récemment été dévoilé, suscitant à la fois intérêt et questionnements. Pris en application des dispositions constitutionnelles lors du Conseil des ministres du 30 avril 2026, ce texte prévoit l’obligation pour les agents publics de porter une tenue africaine chaque vendredi, dans l’ensemble des administrations concernées.

Pour être précis, le texte précise les tenues autorisées selon le genre. Pour les hommes, il s’agit notamment du pantalon et de la chemise en pagne, du boubou, ou encore d’ensembles confectionnés en tissus africains. Pour les femmes, la grande robe brodée, le pagne accompagné d’un corsage d’apparat, ainsi que le foulard africain sont admis.

L’objectif affiché semble être la valorisation des identités culturelles à travers l’habillement professionnel.

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Toutefois, le texte exclut certaines catégories, notamment les forces de défense et de sécurité, ainsi que les corps de métier soumis à des tenues réglementaires spécifiques.

Le contrôle du respect de ces dispositions serait assuré par la hiérarchie administrative, notamment les chefs de service et directeurs.

Si certains observateurs saluent une initiative en faveur de la promotion culturelle et de l’identité nationale, d’autres s’interrogent sur ses implications pratiques et sociales. La question de la contrainte vestimentaire en milieu professionnel, ainsi que celle de l’adaptation aux réalités économiques des agents, alimentent les discussions.

En l’absence d’entrée en vigueur officielle, le projet reste pour l’instant au stade de proposition, dans l’attente d’éventuelles clarifications ou ajustements.

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