FEGAFOOT : le Gabon, un cas test de la stratégie africaine de la FIFA ?

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Le Gabon cristallise aujourd’hui les tensions autour de la gouvernance du football. Alors que la candidature de Pierre-Alain Mounguengui à la présidence de la FEGAFOOT faisait déjà grand bruit, la décision conjointe FIFA-CAF intrigue plus d’un.

À Libreville, les critiques et les appels au changement se heurtent à une neutralité affichée depuis Zurich et Le Caire. Aucune sanction, aucun arbitrage clair.

Pour plusieurs observateurs, ce statu quo n’est pas neutre. Le cas gabonais dépasserait le simple cadre national pour s’inscrire dans une stratégie politique plus large.

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Car, le Gabon n’est pas isolé. À l’approche de la présidentielle de la FIFA en 2027, Gianni Infantino chercherait à consolider ses soutiens sur tout le continent. Or, l’Afrique pèse lourd : 54 fédérations sur 211, soit plus de 25% des voix. Dans cette logique, préserver des dirigeants jugés loyaux devient prioritaire, qu’ils soient à Libreville, Malabo ou Kinshasa.

Le maintien de Mounguengui apparaît alors comme le révélateur d’un calcul global. Pour certains analystes, éviter de braquer un vote gabonais acquis à Infantino primerait sur le traitement des dysfonctionnements locaux. Le Gabon deviendrait ainsi un pion dans une bataille d’influence où les alliances politiques prennent le pas sur les réalités du terrain sportif.

En 2027, Infantino briguera un nouveau mandat. D’ici là, chaque voix africaine pèse. Si la gouvernance de la FEGAFOOT passe au second plan, il faudra conclure que le cas gabonais illustre une règle: les intérêts électoraux de la FIFA priment sur l’éthique sportive, au Gabon comme ailleurs en Afrique.

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