Patrimoine linguistique : la stratégie du Gabon séduit les partenaires internationaux
Le Gabon vient de recevoir une reconnaissance internationale pour les efforts engagés en faveur de la valorisation des langues nationales dans le système éducatif national. Le Comité de coordination internationale du projet ELAN a salué les initiatives menées par les autorités gabonaises, faisant du pays un modèle dans la mise en œuvre du programme conjoint IFADEM-ELAN.
Cette distinction récompense une série d’actions destinées à replacer les langues nationales au cœur de l’école et de la transmission des savoirs.
À ce sujet, on note, entre autres, comme avancées notables l’organisation d’un atelier national consacré à l’avenir de ces langues, la création de la Fédération gabonaise des activités culturelles en milieu scolaire (FEGACS) ainsi que l’élaboration d’un calendrier officiel des activités socio-éducatives.

Sur le plan scientifique, une étude sociolinguistique nationale est actuellement conduite en partenariat avec la Francophonie afin de mieux recenser et cartographier les langues parlées sur l’ensemble du territoire. Les linguistes et enseignants-chercheurs sont également mobilisés pour accompagner ce travail de fond.
En plus de tout ceci, la promotion du patrimoine culturel s’illustre aussi par l’institution de la Semaine des langues nationales, la création du festival scolaire FESTI-SCHOOL, le retour des objets d’art dans les épreuves du Certificat d’études primaires (CEP) et la traduction du chant de l’hymne national dans plusieurs langues locales.
À travers ces initiatives portées par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, madame Camélia Ntoutoume Leclercq, le Gabon affiche clairement sa volonté de faire de sa diversité linguistique un levier d’éducation, de cohésion sociale et de préservation de son identité. Une orientation qui vaut aujourd’hui au pays les félicitations de ses partenaires internationaux et renforce son statut de référence sur cette question.