Études en France : face aux nouvelles exigences françaises, l’ANBG privilégie le transfert de ses étudiants vers l’Afrique plutôt qu’une augmentation des bourses
Le durcissement des conditions d’accès aux études en France suscite une vive inquiétude chez les étudiants gabonais et leurs familles. Lors d’un plateau spécial diffusé ce mercredi sur Gabon 24, la Directrice générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) a dévoilé les mesures envisagées pour faire face à la réforme française.
À compter de septembre 2026, les étudiants étrangers devront justifier de ressources mensuelles de 877,50 euros, contre environ 615 euros auparavant. Cette exigence concernera aussi bien les nouvelles demandes de visa que le renouvellement des titres de séjour des étudiants déjà installés en France.

Face à cette évolution, l’ANBG a annoncé qu’elle ne prévoit plus d’envoyer de nouveaux étudiants en France. Les boursiers déjà présents dans l’Hexagone qui souhaiteront y poursuivre leurs études devront désormais compter sur le soutien financier de leurs familles. À défaut, ils pourraient être réorientés, dès septembre, vers le Gabon ou des pays africains partenaires comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Un choix opéré par les responsables de l’ANBG qui interpelle plus d’un.
En effet, plutôt que de revaloriser les bourses pour répondre au nouveau seuil fixé par les autorités françaises, l’ANBG a annoncé avoir fait le choix privilégier une réorientation des étudiants concernés. Une décision qui alimente les inquiétudes de nombreux jeunes, confrontés au risque d’une interruption ou d’un changement de parcours en pleine formation.
Du côté des parents, c’est la surprise totale. Eux aussi se disent surpris par ces annonces et souhaitent être associés aux discussions afin d’explorer des solutions pouvant permettre aux étudiants déjà installés en France d’achever leur cursus dans de bonnes conditions, plutôt que d’être contraints à un transfert. Face à cette situation, les prochaines semaines s’annoncent décisives pour l’avenir de nombreux étudiants gabonais.