Port-Gentil : la Gendarmerie rend hommage au Colonel Jean-Délis Makita
Un silence solennel a marqué, ce vendredi 25 septembre, la cour d’honneur de la Direction générale des recherches de la Gendarmerie nationale à Port-Gentil. Autorités civiles et militaires, membres du Gouvernement, compagnons d’armes et proches s’y sont retrouvés pour saluer la mémoire du Colonel Jean-Délis Makita, Commandant de la Légion Ouest, décédé le 15 septembre dernier dans l’exercice de ses fonctions.
Présidée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef suprême des Forces de Défense et de Sécurité, Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie a donné une dimension nationale à l’hommage rendu à cet officier dont la carrière aura été consacrée, pendant plus de trente ans, à la Gendarmerie nationale.
Dans les rangs comme dans les prises de parole, c’est autant le militaire que l’homme qui a été évoqué. L’oraison funèbre a notamment retenu son engagement sur le terrain, sa rigueur dans l’exercice du commandement et la proximité qu’il entretenait avec ses hommes. Des qualités qui, au-delà des fonctions occupées, ont marqué ceux qui ont travaillé à ses côtés.

La République a également tenu à inscrire cette disparition dans la mémoire nationale. À titre posthume, le Colonel Jean-Délis Makita a été élevé au grade d’Officier dans l’Ordre national du Mérite gabonais. La distinction lui a été remise par le Gouverneur de l’Ogooué-Maritime, au nom des autorités.
Le Chef de l’État a ensuite pris part au recueillement en déposant une gerbe de fleurs et en signant le livre d’or. Un geste symbolique qui est venu accompagner la reconnaissance exprimée à l’endroit du défunt, mais aussi le soutien apporté à sa famille et à ses frères d’armes.
Après cet hommage institutionnel à Port-Gentil, la dépouille du Colonel Jean-Délis Makita a été transférée vers Libreville, où doivent se poursuivre les cérémonies funèbres avant son inhumation.
Pour la Légion Ouest, cette journée aura ainsi marqué un temps d’arrêt. Derrière les uniformes et le protocole, elle aura surtout été celle d’une séparation : celle d’un officier qui aura passé plus de trois décennies au service de la République.