Accidents du travail : la CSTG exige une prévention renforcée
Après le naufrage de la plateforme pétrolière Prospector 5 au large de Mayumba, le président de la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG), Aymar Gaëtan Kissengori, appelle les autorités et les entreprises à renforcer la prévention des risques professionnels. Une alerte qui rejoint les revendications des travailleurs de plusieurs entreprises, notamment ceux des Sucreries du Gabon, sur les questions de santé et de sécurité au travail.
Le drame survenu le 24 octobre 2026, qui a coûté la vie à trois travailleurs, relance le débat sur la sécurité au travail au Gabon. Dans une déclaration faite à notre rédaction, le président de la CSTG déplore la répétition des accidents mortels et s’interroge sur les mesures qui auraient pu empêcher ces tragédies.
Il rappelle notamment les drames de Gabon Veneer en juillet 2024, des Sucreries du Gabon en octobre 2025 et le décès d’un agent de la SEEG à Gamba, le 15 mai 2026. Pour le responsable syndical, ces événements soulignent l’urgence de renforcer les équipements de protection, la formation des travailleurs, le suivi médical et les contrôles de sécurité.

Cette alerte fait écho aux revendications des travailleurs des Sucreries du Gabon, portées par le SYLTRASUC, syndicat affilié à la CSTG. Leurs préoccupations concernent notamment la qualité des équipements de protection individuelle, le suivi médical des salariés exposés aux risques professionnels et le respect des règles d’hygiène et de sécurité.
Aymar Gaëtan Kissengori interpelle ainsi les entreprises sur leur obligation de garantir des conditions de travail sûres et l’État sur la nécessité de faire respecter la réglementation. La CSTG entend, pour sa part, poursuivre ses actions d’alerte et de sensibilisation.
Au-delà des enquêtes ouvertes après chaque drame, le syndicaliste plaide pour une véritable culture de prévention. Son message est sans équivoque : « Aucun emploi ne vaut une vie. »