Préavis de grève à Gabon Télévisions et Radio Gabon : le SYPROCOM reste doit dans ses bottes 

161

Les discussions engagées pendant trois jours entre le SYPROCOM et les Directeurs généraux de Gabon Télévisions et de Radio Gabon se sont soldées par un échec, révélant la profondeur des tensions sociales au sein de l’audiovisuel public. Au cœur des revendications figurent le paiement des primes, le statut particulier des agents, la réforme de l’audiovisuel public et le plan social. Toutefois, le principal point de blocage reste la régularisation des situations administratives de jeunes Gabonais employés à Gabon Télévisions, un dossier emblématique des dysfonctionnements internes dénoncés par le syndicat.

Sur ce point précis, le SYPROCOM dénonce une gestion jugée incohérente et injuste. Initialement, 14 jeunes étaient concernés par le processus de régularisation. Une première validation avait porté sur 12 agents, avant qu’au final seuls 4 ne soient retenus sur les 8 restants. Les autres se sont vu demander de justifier leurs tuteurs auprès du Directeur général du groupe Gabon Télévisions, une exigence que le SYPROCOM a catégoriquement refusée, estimant qu’elle ne relevait ni du droit du travail ni des engagements antérieurs de l’administration. Face à cette impasse, le syndicat a quitté la table des négociations.

Header Banner

Concernant le paiement des primes, le SYPROCOM rappelle qu’un protocole d’accord avait été signé avec les directions générales précédentes, alors que les actuels Directeurs généraux étaient déjà aux responsabilités, notamment à Radio Gabon. Malgré cela, les engagements tardent à être respectés. Saisi, le Ministre de la Communication et des Médias a proposé la mise en place d’une commission paritaire regroupant directions générales et SYPROCOM, chargée de définir les conditions et la date de paiement des primes à compter du premier trimestre 2026.

À ce jour, le syndicat affirme attendre toujours la composition officielle de cette commission par le Directeur général du groupe Gabon Télévisions.

Dans ce contexte de méfiance et d’attente, le préavis de grève demeure valable, et la base syndicale doit se prononcer le mardi 21 sur la suite du mouvement. Cette crise intervient alors même que, selon le SYPROCOM, ces médias publics génèrent des recettes propres non négligeables qui seraient environ, 60 millions de FCFA par mois pour Gabon Télévisions grâce aux journaux télévisés, plateaux spéciaux et communiqués, et près de 35 millions de FCFA pour Radio Gabon sur six à sept mois via les communiqués et partenariats. Des chiffres qui interrogent sur la capacité réelle des directions à honorer leurs engagements sociaux et à accompagner durablement la réforme de l’audiovisuel public gabonais.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Verified by MonsterInsights