Vacances gouvernementales : la mesure imposant des séjours dans les localités d’origine sera-t-elle maintenue sous la 5e République ?
Alors que les grandes vacances approchent, une question refait surface dans l’opinion publique gabonaise, la mesure prise durant la Transition, obligeant les membres du gouvernement à passer leurs congés dans leurs localités d’origine, sera-t-elle reconduite sous la 5e République ? Instaurée en août 2024 par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), cette décision avait marqué les esprits par son caractère symbolique et patriotique.
À l’époque, le communiqué n°64 du CTRI, lu par son porte-parole le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, précisait que les membres du Gouvernement de Raymond Ndong Sima bénéficieraient d’une semaine de vacances, à condition de les passer au Gabon, notamment dans leurs provinces et villages d’origine. Une orientation voulue par le président de la Transition à l’époque, Brice Clotaire Oligui Nguema, afin de promouvoir le tourisme local, renforcer le lien entre les autorités et les populations, mais aussi limiter les dépenses jugées excessives à l’étranger.
Aujourd’hui, avec le passage officiel à la 5e République et la fin de la Transition, beaucoup s’interrogent sur l’avenir de cette mesure. Le nouveau pouvoir entendra-t-il maintenir cette ligne de sobriété et de proximité avec les populations ? Ou assistera-t-on au retour des traditionnels séjours estivaux hors du pays pour certains responsables publics ? Pour de nombreux Gabonais confrontés aux difficultés économiques, cette question dépasse le simple cadre des vacances et touche à l’exemplarité de la gouvernance.
Si aucune communication officielle n’a encore été faite sur le sujet, l’opinion attend un signal fort des nouvelles autorités. Le maintien de cette disposition pourrait être perçu comme une volonté de continuité dans la promotion du patriotisme économique et du développement local, dans un contexte où les attentes sociales demeurent particulièrement élevées.