Fonds Bleu : à Brazzaville, Oligui Nguema appelle à passer des promesses aux actes
Depuis le 25 mai, Brazzaville, la capitale congolaise, accueille du bon monde autour du développement africain. Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement réussissent actuellement 81 pays membres pour débattre de comment mobiliser des ressources à grande échelle pour financer le développement de l’Afrique dans un monde fragmenté.
Cet événement d’envergure qui se tient à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 enregistre la présence du président gabonais, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema qui d’ailleurs, s’est distingué par sa prise de position lors de la table ronde organisée après le lancement officiel de cette rencontre africaine.
En effet, recentrant les échanges sur le Bassin du Congo, le N°1 gabonais a rappelé que cette forêt, deuxième massif tropical au monde, fournit un service climatique global et mérite des financements à la hauteur de sa contribution.
Pour lui, le Fonds Bleu ne doit pas rester un outil environnemental théorique. Il doit plutôt être transformé en un levier économique concret, capable de financer des projets qui allient préservation des écosystèmes et création de valeur locale.

À ce grand rendez-vous, le Gabon ne s’est pas présenté les mains vides. Il y est arrivé avec un dossier précis, contenant quatre projets prioritaires proposés au Fonds Bleu. Notamment la Gestion des conflits homme-faune, la restauration des mangroves, la valorisation des produits forestiers non ligneux, et la gestion durable des terres et de l’eau. Cet ensemble de projets inscrivent dans le Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030, qui vise à diversifier l’économie et à réduire la dépendance au pétrole.
Avec plus de 88 % de couverture forestière, le Gabon affiche l’un des engagements les plus solides en matière de préservation des écosystèmes.
À Brazzaville, le message d’Oligui Nguema est clair: l’heure est aux investissements directs dans les infrastructures vertes, l’économie bleue et la résilience climatique.
Ainsi donc, à l’issue de ce rendez-vous des dirigeants africains, le test sera désormais celui de voir les annonces faites à Brazzaville être matérialisées par des décaissements rapides et des projets visibles pour les populations.