[Mékambo]Conflit homme éléphant : un chasseur tué à Zoula
Le conflit entre les populations rurales et les éléphants de forêt a fait une nouvelle victime dans le département de la Zadié, à Mékambo, dans la province de l’Ogooué-Ivindo. En fin de semaine dernière, un homme parti à la chasse avec d’autres compagnons a été tué et décapité par un éléphant au village Zoula, dans le canton Djouah. Il a été inhumé le lundi dernier, casiment trois jours après le drame.
Selon les informations recueillies, le défunt se serait rendu, avec d’autres compagnons, à une partie de chasse lorsqu’il a été confronté à un éléphant. L’excursion qui aurait dû fournir de quoi manger aux chasseurs et à leurs familles a malheureusement mal tourné. Ce dernier a finalement été la cible de l’animal, qui lui a ôté la vie dans des circonstances tragiques.
Alerté, les autorités locales, dont le cantonnement des Eaux et Forêts de la Zadié, se sont rendues sur les lieux pour procéder au constat. Le corps a été ramené au village près de deux jours après les faits, avant l’inhumation organisée le lundi dernier, trois jour après le drame.

Cette nouvelle tragédie remet en lumière les risques auxquels sont exposées les communautés vivant à proximité des espaces forestiers. Outre les dégâts causés aux cultures, les incursions des pachydermes font peser une menace sur la sécurité des habitants, y compris ceux qui se rendent en forêt pour leurs activités quotidiennes. Pour les familles rurales, déjà fragilisées par les pertes agricoles, cette insécurité constitue une préoccupation supplémentaire.
Face à cette situation, la mise en place de mécanismes de protection adaptés apparaît indispensable. Le renforcement des dispositifs d’alerte, la prévention des rencontres dangereuses avec les éléphants et l’accompagnement des communautés exposées figurent parmi les pistes à consolider pour réduire les risques.
La préservation de la faune sauvage demeure un enjeu important pour le Gabon. Elle doit toutefois s’accompagner de mesures concrètes pour garantir la sécurité des populations qui partagent leur territoire avec ces animaux. À Zoula, la mort de ce chasseur rappelle douloureusement l’urgence de trouver des solutions durables au conflit homme-éléphant.