[Gabon] Mekambo : une réunion déterminante entre les populations victimes des éléphants et une mission des responsables en charge de la forêt a eu lieu hier

9

Après une grogne populaire et une marche organisée le mois dernier par des populations de Mekambo en soutien au propriétaires des plantations violemment dévastées par des éléphants, une mission spéciale, des responsables de la forêt venu de Libreville, a séjourné à Mekambo dans l’optique d’échanger avec les victimes et trouver des pistes de solution.

La population venant nombreuse assister aux échanges, © RD ethiquemediagabon.com

Des pourparlers engagés hier lundi 10 mai, à la Place des Fêtes de Mekambo, sur l’esplanade de la préfecture de la commune, au vue et au su de qui souhaitait y assister, ont fini à huit clos dans une des salles de réunion du bâtiment abritant les bureaux du patron administratif de la Zadié, notamment le préfet, lui-même absent.

Étaient présents à cette réunion, dans sa première partie en plein aire, le président du conseil départemental de la zadié, le maire de Mekambo, les populations et les représentants des eaux et forêt et le wwf, sans oublié la force publique: policiers et gendarmes.

Au cour de ces échanges, le problème posé par les populations, à travers leur porte-parole, un enseignant et fils de la localité, était leur inquiétude par rapport au rapprochement des éléphants vers les villages et les dégâts gravissimes enregistrés dans les champs à l’issue de leur passage. Le problème étant déjà présenté au gouverneur de province qui, avait d’ailleurs effectué une mission sur le terrain pour s’enquérir de la situation, les populations, par leur portevoix, ont dis être en attente d’une réponse administrative écrite, leur autorisant de sommer, par balles, les éléphants pour espérer qu’ils s’éloignent de leurs champs. Car, celle-ci est la solution urgente la plus adaptée à cette question «d’insécurité alimentaire et sociale» pensent elles.

Header Banner

Cependant, prenant la parole à sont tour le patron en charge de la forêt a reconnu le sérieux du problème posé par ces populations victimes des éléphants, tout en leur rappelant que la solution à cette problématique est belle et bien connue de tous, seulement, existe-t-il des procédures adaptées à ce genre de situation. Le gouverneur, étant patron de l’administration provinciale, a son mot dire.

Pour des conclusions, un groupe restreint a été constitué pour se joindre aux autorités locales et la mission des responsables de la forêt accompagnés d’un expert en barrière électrique venu du Kenya.

Pour donner un caractère symbolique à cette revendication populaire,les femmes sont venues de partout avec des paniers et marmites vides symbolisants la faim dans laquelle leur plongent la présence des pachyderme dans l’unique source alimentaire qu’elles ont, notamment leurs plantations.

Sur ce, le problème des éléphants qui dévastent des champs et réduisent en néant des efforts colossaux, fournis par des populations vivant de la forêt, devrait interpeller la république au plus haut niveau. Car,  »c’est à l’homme que Dieu, en créant le monde, avait donner le pouvoir de nommer les animaux et non l’inverse. Pour cela, l’éléphant ne devrait pas être plus important et plus protégé que l’homme lui-même. » Disait le porte parole des victimes, car c’est l’impression qu’ils ont.

@ rédaction Ethique Média Gabon

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Verified by MonsterInsights