Culture et traditions équatoguinéennes : le peuple Fang et son riche patrimoine
La Guinée équatoriale est un pays cosmopolite et multiculturel situé dans le golfe de Guinée, en Afrique
centrale. Selon Makanisi, un journal en ligne, dans sa parution du 24 septembre 2022, la Guinée Equateur a un large éventail de traditions et de cultures réparties selon les ethnies et les régions.
En effet, la Guinée équatoriale compte plus d’un groupe ethnique et linguistique. Cependant, le pays est peuplé en majorité par le peuple Fang, avec environ 80% de la population nationale contre 20% partagé entre les bubis, les autres dont les Nkombes, les Mbenga etc.
Le patrimoine équato-guinéen est très riche. Il est renforcé par une variété de coutumes liée à chaque groupe ethnique. Chez les Fang par exemple, la culture englobe un ensemble d’habitudes centrées sur l’oralité.
Ainsi, la transmission des valeurs intrinsèques inter-générationnelles, des savoirs et du patrimoine tels que les masques, les rituels, les sculptures, la gastronomie autochtone et quelques pratiques spirituelles Syncrétiques comme le bwiti, sont faites de bouche à oreille d’enfant.
La société Fang dont les fondements culturels proviennent de sa solide structure familiale et de son profond désir de s’impliquer et d’enraciner ses lignées dans sa culture, elle se sert de ses comptes, ses récits, ses dictons et légendes tels que le Mvett, afin de promouvoir son histoire et sa cosmovision. Chaque élément de la culture du pays est très significatif.

En Guinée équatoriale, les masques rituels et sculptures font partie des fondements de la culture Fang, avec une profonde signification spirituelle liée aux ancêtres et les esprits en cohérence avec ses propres croyances.
En effet, les Fang ont toujours cru en un Dieu suprême (Nzamé) et de l’importance des esprits
ancestraux et les forces de la nature. Le Bwiti par exemple est une pratique initiatique qui combine
cérémonies nocturnes, danses, musique de tambours et l’utilisation de plantes sacrées comme l’iboga qui permet d’échanger avec le monde des esprits.
De même, la rencontre entre les régions occidentales et les croyances locales a donné lieu à un syncrétisme. Le culte Bwiti et d’autres religions bantus qui ont survécu à la répression coloniale ont refait surface, se mélangeant souvent au catholicisme.
Outre les précédentes, il faut mentionner que la culture et les traditions Fang de Guinée équatoriale incluent le mariage traditionnel. Le paiement de la dot est un élément clé et primordial du mariage coutumier. La dot est un symbole social et spirituel qui honore l’épouse, sa famille et valide l’union.
Enfin, il existe une multitude de jeux aborigènes dans cette société. Le songo ou l’akong sont parmi les jeux les plus importants qui sont encore joués dans certaines communautés. En général, les équato-guinéens en jouent ensemble en musique, surtout lors d’événements profanes ou de cérémonies spirituelles, où se mêlent des danses telles que l’endondom, le ndombá, le mendjang entre autres.
Don Ulric de Lewou