Crise à l’Éducation nationale : après avoir désavoué ses représentants “autoproclamés”, SOS ÉDUCATION opte pour le maintien et le durcissement de son mouvement de grève
Depuis le début du deuxième trimestre de cette année scolaire 2025-2026, le secteur de l’Éducation nationale traverse une crise très profonde, dûe à la non prise en compte des revendications du personnel éducatif par le Gouvernement. Ce samedi 10 janvier 2026, des enseignants réunis autour du mouvement “SOS ÉDUCATION” ont tenu des Assemblées générales dans les 9 provinces du pays. À l’issue, la décision de poursuivre la grève et d’ouvrir une porte, conditionnée, aux négociations a prévalu. Les salles de classes continueront donc d’être fermées à compter de ce lundi 12 janvier 2026 jusqu’à nouvel ordre.
Depuis le début de cette nouvelle année 2026, sous la Vè République, l’École Gabonaise est rentrée en eaux troubles, et plus aucun enseignant, agent public de l’État, n’accepte d’aller en classe. Pour cause, la lenteur dans le traitement de leurs situations administratives et le paiement de leurs rappels solde entre autres.
C’est donc sous une dynamique hors syndicale, sans visages identifiables, mais qui semble très bien suffit à travers les quatre coins du pays que le Collectif SOS ÉDUCATION a annoncé son engagement à poursuivre avec courage et fermeté la suspension des cours sur l’ensemble du territoire national. Ce, jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision prise et annoncée ce samedi 10 janvier 2026 à la faveur des Assemblées générales (AG) simultanément organisées dans les 09 provinces du pays a été fortement applaudie par la base, constituée d’enseignants, syndiqués ou non.
Par ailleurs, ayant étonnement appris le dépôt, par un groupuscule, d’un cahier de charge estampillé SOS ÉDUCATION aux mains de Madame Camélia Ntoutoume Leclercq, Ministre d’Etat à l’Éducation nationale, la base a publiquement désavoué ces représentants dits “autoproclamés”.
Il est à noter que pour SOS ÉDUCATION, dès ce lundi 12 janvier 2026, les salles de classes seront à nouveau fermées car le mouvement de grève repris le 05 janvier dernier se poursuivrait avec des piquets tenus dans chaque établissement scolaire.
En outre, se disant favorable à une discussion ouverte, SOS ÉDUCATION conditionne sa participation à celle-ci par l’effectivité, cette fin du mois, de la régulation des situations administratives de tous les enseignants en attentes avec effets soldes, l’affectation des sortants écoles, la prise en compte des bénévoles et les confessionnelles, le traitement de la situation des 900 enseignants des sciences, entre autres. Un chapelet des droits “non négociables” qui pourrait ouvrir la porte à une réelle négociation sur des avantages négociables tels que la prime de logement, la prime de transport, la prime d’éloignement etc.