Attaque d’un chalutier gabonais : quid de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée
L’attaque du chalutier gabonais IB Fish 7 dans la nuit du 10 au 11 janvier 2026, à seulement cinq nautiques au large d’Équata, met une nouvelle fois en lumière les failles persistantes de la sécurité maritime au Gabon. Trois pirates armés ont pris d’assaut le navire aux environs de deux heures du matin, enlevant neuf marins, cinq Chinois et quatre Indonésiens, alors que le bateau opérait pourtant dans les eaux territoriales gabonaises, censées être sous contrôle permanent.
Si les autorités assurent avoir réagi promptement, la réalité Demeure préoccupante. des actes de piraterie continuent de se produire à proximité immédiate des côtes. La Marine nationale, appuyée par la gendarmerie maritime, a certes localisé le chalutier et l’a escorté jusqu’au port d’Owendo, où six membres d’équipage sont restés à bord. Mais cette intervention intervient après coup, une fois l’irréparable commis et des marins déjà emmenés par leurs ravisseurs.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Libreville, tandis que les autorités affirment suivre la situation « au plus haut niveau de l’État ». Toutefois, cet incident rappelle avec insistance que les dispositifs de surveillance existants peinent encore à dissuader les pirates dans le golfe de Guinée. Au-delà des communiqués rassurants, la question demeure, quand la sécurité maritime gabonaise passera-t-elle enfin d’une réaction ponctuelle à une prévention réellement efficace ?