Haut-Ogooué: victimes d’ “abus ou d’escroquerie”, le Collectif des infirmiers sortis des écoles privées de formation sanitaire de Franceville en appelle à l’intervention de Brice Clotaire Oligui Nguema
À Franceville, la capitale provinciale de la province du Haut-Ogooué, plusieurs écoles et centres de formation proposent à la jeunesse altogovéenne des formations dans le domaine sanitaire. sortis de ces structures après deux à trois ans de formation avec stages réussis, ces jeunes infirmiers et infirmières servent depuis plusieurs années le pays dans plusieurs structures sanitaires publiques de la province du Haut-Ogooué, sans aucun réel statut. Désespérés et ne sachant plus à quels saints se vouer, ils en appellent, via le Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Ogooué, à l’intervention du président de la Transition, Chef de l’État, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, à qui leur situation aurait déjà été présentée alors de sa tournée républicaine dans le Haut-Ogooué. Un cris d’alarme lancé à l’endroit du N°1 gabonais à la faveur d’une conférence de presse tenue ce samedi 2 novembre 2024 à Franceville par le président du Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Ogooué, Vianey NAMA.
Au pouvoir depuis le 30 août 2024 à l’issue d’un coup de force nationalement appelé “Coup de la Libération”, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema avait promis de rendre la dignité au peuple gabonais. Laquelle dignité passerait également par l’offre d’opportunités d’emplois aux jeunes.
Pour faire corps avec cette promesse et vision du Chef de l’État, le collectif, des infirmiers sortis des centres et écoles privés de formation dans le domaine de la santé basés à Franceville, a, par le canal du Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Ogooué présidé par Vianey NAMA, tenu un point de presse ce samedi 2 novembre 2024.
Au cours de celui-ci, ils ont, non seulement remercié les autorités de la Transition pour le sauvetage du 30 août 2023 et les actions concrètes d’intérêts nationales déjà menées, mais également dénoncé l’escroquerie et l’abus dont ils seraient jusqu’à ce jour victimes sous la manœuvre des responsables des centres et écoles privés formant dans le domaine de la santé à Franceville alors qu’ils ne seraient pas reconnus par l’État.
En effet, Franceville la capitale altogovéenne abrite plusieurs centres et écoles privés proposant des formations dans le domaine de la santé. Malheureusement, il se trouve que, selon des informations qui nous sont parvenues, les diplômes ou encore attestations de fin de formation qu’ils délivrent à leurs impétrants ne bénéficieraient d’aucune reconnaissance auprès du ministère de la Santé et n’auraient donc aucune valeur juridique. Ce qui, d’emblée, ne permettrait pas à leurs détenteurs d’être considérés comme du personnel de santé ayant une réelle expertise, et être embauchés dans des structures sanitaires publiques. Ce, malgré leurs exploitations gracieuse par ces mêmes établissements sanitaires publiques plusieurs années durant.
Ainsi donc, désespérés, ils prient le président de la Transition, Chef de l’État, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema de bien vouloir porter un regard particulier sur leur situation et, pourquoi pas, donner des instructions fermes afin que des mesures fortes soient prises pour les amener à bénéficier du même statut que les bénévoles du secteur éducation dont la situation est en cours de régulation.
Cependant, pour être plus pratiques et cohérents avec leurs attentes, ce Collectif représenté par Vianey NAMA, président du Conseil provincial de la jeunesse du Haut-Ogooué, a tenu a formuler à l’endroit du Chef de l’État les quelques propositions suivantes:

“La signature à titre exceptionnel d’un décret portant reconnaissance par l’Etat des diplômes
délivrés par les établissements privés de formations sanitaires après soumission de leurs détenteurs à un test d’aptitude;
L’ouverture des perspectives de recrutements directs pour ces nombreux jeunes gabonais dont la compétence n’est plus à démonter puisqu’ils répondent déjà aux besoins en soins infirmiers dans les structures publiques de la place en qualité de stagiaires ;
La réouverture dès la rentrée prochaine de l’Ecole Provinciale d’Actions Sociales et Sanitaires de Franceville dont la fermeture a favorisé l’ouverture des écoles privées ne répondant pas toujours aux norme;
La sommation des responsables des centres de formations sanitaires privés à régulariser leur
statut”
Toutefois, rappelons à toutes fins utiles qu’aujourd’hui, “les diplômés de ces écoles constituent près de la moitié de la ressource humaine qui fait fonctionner les structures sanitaires publiques de la place (province du Haut-Ogooué), bien qu’étant exploités comme des simples stagiaires sans réelles perspectives d’être un jour embauchés, dû à la situation «fantomatique» des établissements de
formation desquels proviennent ils,” a déclaré Vianey NAMA, président du Conseil provincial provincial de la jeunesse du Haut-Ogooué, portant la voix de ces jeunes déflatés.
Ainsi, réduits jusqu’à ce jour à un éternels statut de stagiaires pour ces gabonais qui cumulent pour la plus part une expérience allant de trois (3) à dix (10) ans sans jamais avoir été embauchés, ils trouvent la situation désormais insupportable au point de penser à un abus et une escroquerie de la part des promoteurs de ces écoles, à qui demandent ils réparation.